R.I.P. JIWA

11 août 2010 § 1 commentaire

Salut l’artiste. C’est depuis peu officiel, Jiwa met la clé sous la porte. La raison principale, selon son dirigeant Jean-Marc Plueger (rue89), les Minimums Garantis exigés par certaines majors du disque. Ces sommes minimales qui sont demandées quelque soit la fréquentation du site. 1 million par an, vs 300 000 € de chiffres d’affaires, effectivement il y a un problème d’équilibre.

Une alternative gratuite et légale au téléchargement qui se meurt. De son côté, Deezer s’est fait racheter par Orange. En remplacement de son service Wormee qui n’a jamais vraiment fonctionné. En même temps, un vers de terre… on a déjà vu plus sexy comme logo. Pas franchement appétissant ce rapprochement Deezer/Orange. Pour cause, la neutralité du web. Un principe fondateur d’Internet, selon lequel  le réseau et le contenu doivent rester distincts et indépendants. On en reparle un peu en ce moment, autour des rumeurs Google/Vérizon. Finalement, elle nous importe peu cette rumeur, mais elle a pour avantage de bien illustrer cette question de neutralité du réseau. Le principe : garantir un égal accès aux contenus du web quelque soit son point de connexion. Pour revenir à Deezer, il se préparerait une offre Orange pour bénéficier d’une écoute illimitée de son catalogue. A l’encontre donc de notre accès universel et égal au contenu. Comme ça ça peut paraitre superflu, mais ça fait parti des enjeux politiques du web. Bin oui, Internet est une plateforme libre. Dans le sens où on peut y accéder de n’importe quel navigateur, à partir de n’importe quelle connexion. Sans ce principe initié par ses fondateurs, il n’aurait probablement jamais décollé… Puis si demain il faut commencer à choisir son fai fonction des sites qu’on souhaite consulter, on va bien s’amuser… Puis si c’est pour revenir à un droit d’écoute illimité de musique en ligne moyennant un abonnement supplémentaire, bin autant revenir à la licence globale, c’est ce qu’elle proposait… Sauf qu’on continuait à garder son indépendance vis-à-vis de son fai… A priori Orange semble avoir une vision différente. Souhaitant reconstruire son petit Internet à lui…

Notre streaming légal ne va donc pas très bien en ce moment. Pour cause de majors du disque a priori trop gourmande. Je tiens toutefois à le préciser, Universal semble avoir été une des seules à jouer le jeu, monétisant l’accès à son catalogue à des prix raisonnables. Les autres, non. Au choix, soit elles demandaient des Minimums Garantis démesurés, soit elles interdisaient tout simplement l’accès à leur catalogue. Ai un peu de mal à comprendre leur raisonnement o0’. Face au téléchargement illégal des films, il n’y a pour l’heure pas vraiment d’alternative intéressante (je développe ce point juste après). Face à celui de la musique, bin on avait justement ces initiatives. Pourquoi ne pas avoir plus exploré cette voie ? Finalement on se retrouve à aller sur Youtube pour écouter de la musique… Plus ou moins illégalement, personnellement j’ai autre chose à faire que vérifier qu’il s’agit bien des ayants-droits qui postent les vidéos. Pourtant, pt’être bien que le streaming est la seule solution au téléchargement. Elle procure quelques avantages, celui de n’avoir à attendre et une plus grande facilité pour trouver ce qu’on cherche. Après à choisir entre des sites de musique en ligne légaux ou des plateformes vidéos plus ou moins illégales, ces majors du disque se sont peut-être trompées de partenaires…

Maintenant on peut s’interroger si ces sites en streaming sont plutôt bénéfiques ou non pour l’industrie de la musique et du cinéma. Readwriteweb nous fait justement la synthèse de quelques études sur l’impact du téléchargement. Une première chose intéressante qu’on y apprend, la consommation de la musique diffère de celle des films. Un film, tu le regardes une fois puis basta. Un morceau de musique, tu l’écoutes une fois, puis si tu l’aimes bien voudra le réécouter quelques temps. Donc autant pour les films c’est mort, en ce qui concerne la musique, proposer les morceaux en streaming peut être un bon produit d’appel au téléchargement légal. Pour faire face aux moments où on ne dispose pas de connexion Internet. Finalement, on pourrait en conclure que le streaming gratuit est tantôt négatif (faible rentrées d’argent pour les majors), tantôt positif (appel au téléchargement légal).

Pour les films, c’est plus délicat. L’article met en contradiction des études qui disent que le téléchargement a un impact négatif sur les entrées au cinéma, d’autres qu’il a un effet positif. Peut-être que notre corrélation positive « Ceux qui téléchargent vont plus au cinéma que les autres » vient du fait que ce sont deux produits de substitution mais qui s’adressent à une cible identique (ceux qui aiment le cinéma) ?? Peu importe, at’manière ce n’est pas du côté du cinéma qu’il faut aller voir. C’est un commentaire de l’article sus-cité qui nous renseigne plus précisément des enjeux du téléchargement.

L’industrie du film trouve son équilibre financier dans la juxtaposition de plusieurs sources de revenus : places de cinéma, ventes de dvd, droits de diffusion Tv… Parmi celles-ci, le cinéma tend à peine à rembourser ses propres frais de publicité et de diffusion. Une sorte de produit d’appel en soit. Mais qui ne participe pas aux frais de production du film. Juste à sa promotion… D’où on mesure mieux l’importance des ventes/locations de dvd, affaiblies par les téléchargements illégaux ou diffusions en streaming. Et en soit, s’intéresser aux effets du téléchargement sur la vente de places au cinéma n’a alors plus qu’un intérêt mineur ; ce sont bel et bien les ventes et locations de dvd qui nous importent ici…

Maintenant, remettons-nous en question… Quelle est cette société Internet où gratuité semble être considérée comme acquise ? Nous découvrant ainsi une âme de pirates, dont nous étions bien loin de nous imaginer… Sommes-nous tous devenus fous pour perdre ainsi le sens de la réalité ?

Bin dans le fond, je ne le pense pas. La réalité est qu’on n’a jamais vraiment été habitué à payer pour consommer des biens culturels. Bien avant même la venue d’Internet… Quelques années en arrière, 90% de ma consommation de films se faisait à la Tv. Même proportion pour ma consommation de musique, à la radio. Puis pour personnaliser mon écoute, je me faisais des cassettes. Parfois je m’achetais un cd, ou me le faisait prêter, lorsque l’envie m’en prenait ou l’occasion se présentait. Mais l’achat de ces cd ou cassettes vhs (bin y’avait pas de dvd à l’époque) n’était que marginal. A l’époque, je ne piratais pas, mais je consommais déjà gratuitement. Puis est arrivé Internet. On le sait, une de ses principales fonctions est d’annuler les distances physiques. C’est comme ça que je me suis vu prêter de la musique de la part de personnes que je ne connaissais aucunement, via le mulet ou autres torrents…

L’idée n’est pas ici de justifier d’une manière ou d’une autre le téléchargement illégal, mais juste essayer de rappeler que la consommation gratuite de biens culturels a toujours existée. Internet l’a facilitée, mais sur le fond rien de bien nouveau sous le soleil.

Ces dernières années, on a fait beaucoup d’efforts à essayer de nous faire assimiler qu’on n’avait pas le droit de consommer gratuitement sur Internet. A la Tv et à la radio c’est gratuit, mais sur Internet il faut payer. Sinon, t’es pirate. Maintenant c’est encore un peu plus compliqué. J’ai le droit de regarder NCIS sur M6replay, mais pas sur Megavideo. Je sais qu’il y en a un qui est plus illégal que l’autre. Mais pour le consommateur que je suis, les deux m’ont pourtant l’air bien ressemblant.

Et c’est comme ça que j’en arrive à ma petite conclusion. Plutôt que de chercher coûte que coûte à vouloir légaliser le téléchargement par des offres payantes, il aurait peut-être été plus efficace de réfléchir à de nouveaux modèles économiques. Au-delà de la VOD, vente d’abonnements, cartes prépayées… On l’a vu, la gratuité de consommation des biens culturels existe depuis déjà bien longtemps, et semble bien ancrée dans nos habitudes. Pourquoi en serait-il différent sur Internet ? Mis-à-part être schizophrène, je vois mal comment on pourrait s’en tirer. Finalement on pourrait se dire que les alternatives gratuites et légales comme Deezer ou Jiwa sont arrivées trop tard. Finalement on pourrait déplorer que certains cherchent toujours à contrer ces alternatives naissantes… Par chance, notre Secrétaire d’Etat à la Prospective et au Développement de l’économie numérique a promis qu’en Décembre, si rien n’avait changé, elle irait leur casser les genoux. Sauf qu’une fois le vers dans la pomme… Une fois les asticots dans le Jiwa… Par chance, la production de mots croisés se porte au beau fixe…

Je continue malgré moi à penser que sur Internet, gratuité n’est pas antinomique avec légalité. Non pas que je prétends détenir les clés du business model infaillible, mais tout simplement parce que j’ai envie d’y croire. Les radios fm sont depuis quelques années maintenant sur le net, M6replay fête ses 2 ans, quelque part ça n’a pas l’air d’être si infeste de diffuser sur le web… De nouveaux modèles voient le jour, comme les radios en marque blanche sur Goom radio, ou le même modèle en playlist sur Deezer… Puis le jour où on s’en ira écouter légalement de la musique sur des plateformes vidéos, bin c’est que quelque part on ne tournera plus rond

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Topologie du web social

7 août 2010 § Poster un commentaire

Au commencement de ce blog, je t’ai parlé de Comment mesurer ta performance sur les réseaux sociaux. Je trouvais ça intéressant de commencer par là, et je suis convaincu que tu ne cesses depuis de clavarder avec les membres de ta page Fan Facebook🙂. C’est bien, sauf que mine de rien tu parles un peu toujours aux mêmes gens depuis 3 semaines, et pas sûr qu’ils soient pour autant devenus ambassadeurs pour ta marque…

Woké, tu vas me dire que tu as lu l’autre jour que Facebook était passé en tête des sites les plus consultés, reléguant Google à la 2nde place (7,07% vs 7,03%). C’est exact, Facebook est aujourd’hui une place du web qu’on peut difficilement ignorer. Mais t’es-tu demandé où allaient les 85% restant ? Pour le coup, je n’ai pas de stats refferer sous la main mais je doute fort que les gens arrivent sur ton site davantage par Facebook que par Google.

Donc aujourd’hui, on va ouvrir notre communication à ces-dits 85% . A date, il y aurait 207 millions de sites au travers le monde. On va donc déjà commencer par écarter tous les sites institutionnels, portails… (on ne s’intéresse ici qu’au web social, soit du contenu généré en-ligne par des « particuliers ») puis on va essayer de débroussailler ce qui reste ensemble. Et tu verras que finalement, tu n’as pas tant d’interlocuteurs que ça à te préoccuper🙂.

Est-ce que ça vaut vraiment la peine que tu ailles te chercher un café pour lire cet article ?

Oui. Ce qu’on va voir ici, c’est tout ce qui se dit derrière ton dos… que tu ne maitrises pas. Je vais donc commencer par te montrer une vidéo que toute personne s’intéressant au web social se doit d’avoir vu. Du coup il y a de fortes chances que tu l’ais déjà vu toi aussi…

Ce qui nous intéresse ici est à 2min35 :

  • There are over 200,000,000 blogs.
  • 25% of search results for the Top 20 largest brands are links to user-generated content.
  • 34% of bloggers post opinions about products & brands.
  • Do you like what they are saying about your brand?
  • 78% of consumers trust peers recommendations.
  • Only 14% trust advertisements.

Wahou. Voilà bien du contenu qui parle de ta marque, en liberté totale, et qui mine de rien risque de peser pas mal sur ton chiffre d’affaires.

Maintenant, tradition oblige chaque fois qu’on s’attelle à un sujet d’envergure, allons voir du côté de Forester s’ils n’ont pas une étude qui puisse nous aider à éclaircir tout ceci. Par chance, ou plutôt parce que je choisis mes sujets avant de rédiger mes articles🙂, je t’en ai trouvé une via le blog de Philippe Martin (N’ayez pas peur) : La pyramide des nouveaux influenceurs.

Regardons cette pyramide ensemble :

Pyramide-des-influenceurs

Source: nayezpaspeur.ca

On y trouve 4 catégories d’internautes américains.

  • Les Social Broadcasters : Ils ne sont pas nombreux, mais constituent la crème de la crème. Très large audience, leurs écrits et dires ne sont pratiquement jamais contestés. Si tu cherches l’équivalent francophone de ces influenceurs de haut-niveau, check le classement Wikio. Pour t’y adresser, il te faudra alors adopter une stratégie proche des PR ; du cas par cas, avec de l’exclu, des produits à tester…. Ils font et sont l’actualité sur le web. Stratégie longue et douloureuse, mais qui peut s’avérer payante si ton message arrive à les intéresser🙂.

Les Mass Influencers, divisés en deux groupes :

  • Les Mass Mavens : Eux ils sont plus cool, mais ils sont très bavards. Aux US, ils représentent 13% de la population, et produisent à eux-seuls 80% du contenu. Tu les trouveras un peu partout, mais leur domaine de prédilection sont les blogs.
  • Les Mass Connectors : Ils sont à l’affut de tout ce qui se passe, et le propage plus vite qu’ils ne le tapent. Check le twitter, et tu les retrouveras facilement. Seulement 6% de la population US assurerait 80% des impressions du contenu.

Au passage, ces Mass Influencers, n’hésite surtout pas à les rencontrer quand tu as quelque chose à dire. C’est eux qui relayeront ta parole sur le web🙂.

  • Les Potential Influencers : Ils ne parlent pas à beaucoup de monde, mais le peu qui les entendent les écoutent beaucoup et leur accordent une grande confiance.

Regardons maintenant une deuxième pyramide, produite cette fois-ci par Tippingpoint labs.

influence-pyramide

Source: tippingpointlabs.com

Tout en haut, ce sont les Journalistes spécialisés. Typiquement c’est du RP, ça ne nous intéresse guère ici. Au deuxième niveau, on trouve les Digital Influencers (1% de la population). Ce sont les Social Broadcasters de tout à l’heure ; les « influenceurs ». En deça, les Prosumers (consommateurs professionnels). A rapprocher avec nos Mass Mavens, ils aiment donner leur avis sur le web et produisent à eux seuls une très grande majorité du contenu. Puis enfin, les Consumers, qui restent relativement passifs sur la toile.

Regardons alors une troisième pyramide.

Non je plaisante, on va s’arrêter là. Mais l’essentiel à retenir ici serait que le web social ne se restreint pas à Facebook. Le web social, c’est également tous les sites comparateurs de produit (du type Wikio shopping dont je t’ai parlé dernièrement), les forums… ; mais aussi et surtout des blogs. Ce dont je souhaite te parler ici.

En quoi les blogs sont-ils importants ? Comparons-les à Facebook. Déjà, on dispose sur un blog d’un plus grand espace d’expression. Sur Facebuuk, je ne permettrais pas d’épiloguer sur ma vie des pages entières (ce n’est pas fait pour). Sur mon blog, je peux me le permettre. Et, comme tu peux le constater, je ne m’en prive pas🙂.

Par ailleurs, il y a un gros souci de queue. La longue se situe autour des blogs ; et non de Facebiik. Ne vas surtout pas croire que Facebaak se situe dans la petite queue : il n’y participe d’aucune sorte. Les pages Facebeek, par défaut, sont plus ou moins privées. Google n’y a alors pas accès. Donc quand ton prospect tapotera ta marque dans son search, seules remonteront les mentions publiées sur des espaces publiques, dont les blogs font bien partie🙂,  mais pas Facebyyk😦 (et je n’aurai malheureusement plus de voyelles😦😦 ).

Dans la même lignée, FB se situe dans le RTW (Real Time Web) : le web en temps réel. Tout comme son ami Twitter. Le Real Time Web, si tu ne connais pas, c’est ce qui fait que tu peux avoir accès à des photos de catastrophes naturelles dès qu’elles se déclenchent. Sans avoir à attendre le lendemain, ce qui était assez embêtant :s. Le francophone qui en parle le mieux serait je pense Loïc Le Meur. Ecoutons donc le parler, peu de temps avant sa conférence Le Web 09 dont le thème majeur était justement ce Real Time Web :

Le mieux, c’est que tu ne la regardes pas tout de suite cette vidéo. J’y reviendrai un peu plus tard, mais prends plutôt celle-là, bien plus courte et qui devrait te résumer la chose comme il le faut pour l’instant :

Comme tu l’as compris, le RTW t’invite à faire part en temps réel de tes activités sur la toile. Bin mine de rien, ça fait masse d’information tout ça. Et c’est justement un des enjeux du RTW, faire le tri dans toute cette information pour ne te présenter que la plus pertinente. Ne t’inquiète pas, on va faire un petit topo sur Twitter et le RTW en fin de ce post🙂. Mais ce défi de pertinence, c’est typiquement Facebook qui te propose  en page d’accueil les seuls flux les plus susceptibles de t’intéresser.

Pour revenir à nos blogs, on n’a pas ce problème. On a bien sûr ce soucis de t’atteindre avec notre information, mais une fois en place, tu seras plus disposé à lire ce que j’ai à te dire que sur un Facebook hyper-réactif dont les 3 /4 des messages ne te sont que d’un bref intérêt. On peut finalement faire la scission que le RTW se situerait du côté de la diffusion, alors que les blogs s’inscrivent plus dans une logique de publication. D’où du contenu plus riche.

Enfin, et ce sera notre quatrième point de distinction entre Facebook et les blogs. Un blog, d’après la définition du Wiktionnaire, est une « Page Web personnelle dans laquelle l’auteur note, au fur et à mesure de sa réflexion sur un sujet qui lui importe, des avis, impressions, etc., pour les diffuser et susciter des réactions, commentaires et discussions ». Quand tu viens sur mon blog, tu es chez moi. Dans une atmosphère qui m’est propre, véhiculée par les couleurs du thème et le style syntaxique usité. Au fur et à mesure que je te fidélise à la lecture de ce blog, on devrait tisser un lien de complicité entre nous🙂. Tandis que Facebook relève de l’agrégation de flux, tous aux mêmes couleurs, et tous mélangés les uns avec les autres. Bin impersonnel tout ça. C’est un peu la même différence qui peut exister entre un Myspace et une page Facebook. L’un est totalement impersonnel, l’autre retranscrit un univers bien particulier. Et c’est tout aussi le souci qu’on peut avoir avec les agrégateurs de flux RSS. Qui ne véhiculent que le contenu, sans retranscrire l’ambiance générale du blog. Ici, je te parle ; dans un flux rss, je passe une petite annonce pour te faire venir. C’est d’autant plus moche lorsqu’on pense que les flux rss ne sont que du xml dynamisé. D’où il ne serait pas compliqué pourtant de normaliser une pauvre balise destinée à un lien css :s. Avis au W3C, si un jour tu passes par là…

Où veux-je en venir ? Bin sur un blog, un post aura un plus grand impact sur ses lecteurs qu’un simple update Facebook ou Twitter. Reprenons mon article sur Wikio shopping, publié dernièrement. Si je t’avais juste passé le message « Va donc voir cette vidéo, elle est jolie », tu m’aurais au mieux répondu « Oui, elle est jolie ». Au pire, « Raf de ta vidéo ». En la publiant sur ce blog, puisque tu y es venu, tu es déjà à moitié convaincu que ce je vais te dire sera a priori intéressant. D’où tu la regarderas plus facilement. Et pour peu que je sois consciencieux, je prendrai même la peine d’aller faire un tour sur ce Wikio shopping, pour te le présenter et te retranscrire fidèlement ma visite captures d’écran à l’appui. Laquelle de ces deux situations aura eu plus d’impact sur toi ?? De même que si je te fais part au détour d’un article de ma très forte déception vis-à-vis de mon pc Acer, on peut estimer que tu y seras davantage sensible que si tu avais vu ce message passé au gré de tes visites Facebookiennes.

Attention, ne vas pas penser non plus que je ne prêche que pour ma paroisse. Facebook et Twitter ont eux aussi leurs avantages (je t’ai dit que j’y reviendrai en fin de cet article :)) ; mais ce serait se duper que de ne penser qu’une stratégie sociale puisse se limiter à ces derniers.

Maintenant, que va-t-on faire avec ces blogs ?

Bin l’idée étant de les faire parler de toi, leur en donner l’occasion. Autant sur un forum ou sur un moteur de shopping, tu ne peux que constater ce qui se dit sur toi ; pour les blogs tu pourras te montrer davantage proactif. Plusieurs tactiques :

  • Leur envoyer des exclusivités : la valeur d’un blog puise en grande partie de son contenu. Donc en offrant de l’exclusivité, pour peu qu’elle s’aligne dans la thématique des-dits blogs, tu participes à enrichir ces espaces. Les bloggueurs aiment bien, puisque passeront par la même occasion au statut de référents, autrement plus considérable que de simples relayeurs d’actualité🙂. Et toi, on parle de ton message🙂. Typiquement, ça peut être les inviter à des bêta privée. Comme toute exclu qui se respecte, ne vas pas non plus l’envoyer à 15 000 personnes :s. Il te faudra au préalable bien sélectionner tes blogs, fonction de leur thématique et de leur « influence ».
  • Les inviter à une soirée privée : entre un simple communiqué ou leur présenter ton annonce en live, dans un cadre sympathique où boisson et canapés prennent place, une des deux situations devrait plus retenir leur attention. S’ils ont apprécié la soirée, ils en parleront le lendemain sur leur blog, expliquant au passage ce qu’ils y ont vu ou entendu (donc ton message). Par contre rien ne les y oblige. Ne t’avise donc pas à les blasphémer si aucun ne parle de toi ; ça fait parti des règles du jeu.
  • Les intégrer directement dans le dispositif : là c’est du lourd. Mais pour t’assurer qu’ils parleront bien de toi, tu peux aller jusqu’à construire ton opération autour d’eux. Tu en sélectionnes quelques-uns, et tu les mets à l’honneur en les considérant comme au cœur-même de ta communication. On verra quelques exemples ci-après🙂.
  • Leur offrir des cadeaux : là je t’invite à lire ce que je n’ai pas encore écrit, et qui viendra juste après, sur les posts sponsorisés pour ne pas faire n’importe quoi :s. Mais sâche que cette pratique est acceptée. Si tu tiens un spectacle, tu peux les y inviter. Si ça leur plait, ils en parleront. Et tu pourras même leur offrir des places à faire gagner à leur lectorat. Si tu as un produit à vendre, ne leur envoie pas tout de suite. C’est justement là que la situation diffère :s. La tenue d’un blog, se situe traditionnellement dans la sphère de la passion, du loisir, et non ne se veut à but lucratif. D’où tu pourrais te voir accuser par les lecteurs du blog d’achat de billets déguisé, ce qui te sera plus préjudiciable qu’autre chose (pour rappel, un blog est bidirectionnel : le blogueur poste des messages, mais ses lecteurs font également part de leurs réactions dans les commentaires). D’où tout dépendra de la valeur de ce que tu as à offrir. S’il s’agit d’un produit de faible valeur, tu peux leur donner. Même plusieurs exemplaires, si tu souhaites que tes bloggueurs en fassent profiter leurs lecteurs. Le cas contraire (typiquement s’il s’agit d’un nouveau téléphone), limite-toi plutôt à leur prêter pour essai, avec renvoi une fois fini. Tu t’affranchis ainsi de tout soupçon de complaisance🙂. Enfin, tu peux également si tu n’as rien de particulier à leur offrir leur envoyer des petits gadgets bien inutiles mais sympathiques🙂. Là les retombées dépendront de la créativité dont tu as su faire part pour captiver leur attention ).
  • Les payer pour des posts sponsorisés : Si aucune des options ci-dessus ne te convient, tu peux solliciter de tes blogueurs qu’ils écrivent un post autour de ton message moyennant rémunération. Là encore, c’est une pratique couramment admise dans la blogosphère. On reconnait qu’un blog engrange certains frais d’hébergement, puis que c’est du temps passé. Au même titre qu’on ne dénigre non plus les pavés publicitaires. Toutefois, il te faudra suivre certaines règles.  La plus importante étant celle de la transparence. Entre le blogueur et son lectorat, je t’en ai parlé, il y a un lien. De complicité, mais aussi de sincérité et de confiance. Donc dans le cadre où ton blogueur se ferait rémunérer pour un sujet donné, donc non issu de son propre intérêt, il devra l’expliciter clairement d’une mention « Billet sponsorisé ». Le cas contraire, attends-toi à un bad buzz. D’où je te conseillerai de vérifier par toi-même que tes bloggueurs respectent bien cette pratique, et de les rappeler à l’ordre le cas contraire🙂.

Quel levier pour multiplier l’effet de ton message ? Bin tu teases🙂. Plutôt que leur annoncer une fois le message, essaye si tu peux de leur faire deviner🙂. Avec un peu de chances, ils feront part de leurs interrogations publiquement sur leur blog. Ce qui permettra d’instaurer un suivi jusqu’au reveal (l’annonce finale). Encore une fois, la valeur des écrits d’un post repose en partie sur l’exclusivité des annonces. Donc à toi de faire passer dès les premiers contacts que ton message sera de taille, et ton blogueur devrait se laisser convaincre qu’il doit en parler dès les premières préannonces. Plus de posts = plus de visibilité🙂.

Maintenant assez parlé, mettons tout ceci en pratique.

TP 1

Contexte : tu es responsable web-communication d’une marque d’eau minérale. Il y a quelques années, ton groupe avait fait danser des bébés dans une piscine. Fort de ce succès, on te propose aujourd’hui  la suite avec, cette fois-ci, des bébés qui font du roller.

Question : Tu spammes-tu de ta vidéo  500 comptes Facebook pris au hasard?

  1. Oui, Facebook c’est la plate-forme sociale par excellence. Ma vidéo va se diffuser super vite, ça va être le buzz de l’année !
  2. Non, surtout pas. Je l’envoie à quelques blogueurs influents sur la toile, puis d’autres devraient prendre le relais et participer ainsi à la diffusion de cette vidéo.
  3. Je vais même faire plus fort, je vais leur envoyer 3 vidéos🙂.

Solution

TP2

Contexte : Comme l’eau minérale ne te réussissait pas des masses, tu es devenu torréfacteur. Tu tombes pile au bon moment, puisque ton entreprise s’apprête à lancer un nouveau produit : des dosettes de café.

Question : Tu t’atèles-tu illico au zoning du mini-site dédié au lancement pour ne pas perdre de temps ?

  1. Bin oui. Faire une opération web sans site web, ce serait bien ballot :s.
  2. Non, j’ai bien pigé le truc du social. J’envoie 3 capsules à chaque blogueur, et j’assure auprès d’eux un suivi quotidien pour m’assurer qu’ils ne m’oublient pas.
  3. Je sélectionne 42 blogueurs qui s’intéressent à ma problématique et s’adressent à ma cible ; puis je les invite place Vendôme à une soirée bin sympathique.

Solution

TP 3

Contexte : Te voilà investi chez un fabricant de système d’exploitation, leader en son domaine. Tu souhaites annoncer le lancement de ton prochain os, qu’on appellera « 7 », qui fait suite à un échec précédent (ton dernier os comportait de nombreux bugs, puis n’était pas franchement performant malgré toutes les ressources qu’il requérait…).

Question : T’envoies-tu une invitation aux plus grands blogueurs pour les convier à une soirée de présentation ?

  1. Surtout pas. Compte-tenu du contexte, j’ai tout intérêt à brider un max la communication autour de ce lancement. Ces blogueurs sont fourbes, ils risqueraient d’écrire de mauvais articles à mon encontre. Je m’en vais donc plutôt acheter des posts sponsorisés.
  2. Oui. Le café et les systèmes d’exploitation, ce n’est pas vraiment différent en soit. Puis s’agissant d’un évènement de taille, je m’assure qu’ils vont pour la plupart en faire part sur leur blog.
  3. Non, pas tout de suite. Je vais d’abord les faire mijoter en leur envoyant des équations mystères, dont le résultat sera toujours 7. Afin de susciter leur attention, jusqu’au reveal🙂.

Solution

TP 4

Contexte : Bon bin maintenant tu travailles pour un site cinéma, qui souhaite se positionner en référent en la matière.

Question : Comment véhicules-tu ce message ?

  1. J’envoie toutes les semaines à mes blogueurs un récapitulatif des films en salle. Dans la masse, il y en a bien un qui devrait les intéresser. Puis à l’usure, ils finiront bien par parler de moi.
  2. Je les invite à des avant-premières. Ils parlent du film, ils font mention que c’est moi qui les ai invité, l’affaire est gagnée🙂.
  3. Encore mieux, je les invite et je leur propose des places à offrir sur leur blog.

Solution

TP5

Contexte : Tu as pas mal la bougeotte, et te voilà travaillant pour un annuaire en ligne. Nouveau service en vue, ta direction a souhaité positionner ce site vers le social en l’ouvrant aux commentaires.

Question : T’envoies-tu un communiqué de presse à ta mailing list dûment constituée ?

  1. Bin oui. Leur rôle étant de diffuser mon message, ils ont intérêt à le faire. Et avec du cœur svp…
  2. Non, je vais les inviter à une soirée. Je suis sûr que ça va les intéresser parler annuaire. Ca va être dithyrambique !
  3. Non, le plus rationnel serait peut-être d’acheter des posts sponsorisés. Puis s’agissant d’un service de proximité, ça m’embêterait d’organiser un évènement réservé aux seuls parisiens.

Solution

TP6

Contexte : Te voilà devenu respo com d’une principauté. Pas une mince affaire. La saison touristique approchant, on te demande une campagne qui puisse donner plus de visibilité à cette station balnéaire, qu’elle soit reconnue pour autre chose que ses produits détaxés  :s.

Question : Tu consacres-tu ton budget à un joli site web vantant les mérites de ta principauté, accompagné de bannières pour attirer du traffic ?

  1. Oui. Et j’espère bien que les gens prendront la peine de cliquer sur mes bannières. J’ai masse de choses à leur dire !
  2. Non. Je garde le site mais j’oublie les bannières. Je vais plutôt produire une vidéo virale que je mettrai sur les réseaux sociaux. Tout le monde va la diffuser ! Ca me fera masse de visibilité gratuite ! Sur ce, m’en vais contacter un producteur de buzz.
  3. Sinon j’invite quelques bloggueurs à passer quelques jours. Je leur fait participer à des activités, leur faire découvrir les charmes de ma principauté, puis qui de mieux placer qu’eux pour rendre compte à l’issue de leur séjour qu’il y a tout plein de choses à faire dans ma station ?

Solution

TP7

Contexte : Ralala, une carrière bien mouvementée puisque tu es aujourd’hui responsable soirée pour une marque de boisson pétillante (qu’il faut secouer, sinon la pulpe elle reste en bas et c’est bien embêtant).

Question : Tu te contentes-tu de créer une page facebook pour promouvoir l’évènement ?

  1. Oui. Web social = facebook. L’équation est aussi simple que ça.
  2. Non. J’y invite quelques bloggueurs. Comme ça ils en parleront le lendemain de la soirée. Tout ceux qui ne sont pas venus vont être dégoutés🙂.
  3. Non, j’envoie à quelques bloggueurs des places à offrir à leurs lecteurs. Ca fera toujours plus de visibilité pour mon évènement.

Solution

TP8

Contexte : Pour une raison que j’ignore, tu as attéris chez un marchand de piles. Celui-ci fête ses 35 ans.

Question : Quel dispositif pour le web ?

  1. Sérieux, tu connais-tu pas un bon producteur de buzz ? Tout le monde aime ça partager des vidéos rigolotes. Puis l’avantage c’est que ça ne coûte rien ; juste une vidéo à diffuser sur Facebook.
  2. Je vais me contenter d’un beau site, avec une chouette frise des 35 ans puis les blogueurs n’auront qu’à la publier sur leur blog. Ca intéresse tout le monde ça les piles.
  3. J’invite 35 blogueurs à passer 35 heures sans dormir. Dispositif original, qui risque de faire le tour du web.

Solution

(campagne qui commence à dater un peu, mais je n’avais pas d’autres exemples pertinents de blogueurs intégrés au dispositif)

TP 9

Contexte : Pour finir ta carrière, tu rejoins une petite start-up qui lance un nouveau service.

Question ouverte : Que fais-tu ?

Solution

Voilà. Ainsi s’achève pratiquement cette première partie. Mais avant de conclure, quelques ultimes précisions.

Tout d’abord, on va commencer par recontextualiser cet article🙂. Comme tu le sais, un des principes de base du web social, c’est de dialoguer. Et non de monologuer. Ici, je t’ai fait part de quelques opérations qui avaient eu lieu autour des blogueurs, afin de te montrer que c’est loin d’être une mince affaire cette histoire là. Mais ne vas quand même pas les considérer comme de simples supports de promotion. Derrière un blog, il y a un petit cœur qui bat :’(. Et il y a également une communauté qui réagit aux articles. D’où garde quelque part en tête d’aller voir ce qui s’y dit à la suite du post publié. Les commentaires en réaction à l’article peuvent avoir bien plus d’impact que l’article en lui-même pour les lecteurs ultérieurs. Ils permettent bien souvent de nuancer l’article en question. Prends-les alors comme des avis objectifs, sur le message que tu souhaitais faire passer. Non seulement ça te permettra d’avoir une meilleure vision sur l’atteinte de tes objectifs, mais ça te donnera surtout l’opportunité de pouvoir réagir, si le message passe mal. Enfin souviens-toi juste qu’on n’est jamais à l’abri d’un bad buzz, et que la meilleure façon de s’en prémunir est de surveiller régulièrement l’évolution de ta campagne.

Par ailleurs, tu te demandes peut-être où trouver les listing de ces blogueurs influents ? Déjà, il y a deux critères à prendre en compte. Leur influence, et leurs centres d’intérêt. Ne vas pas parler choucroute auprès de blogs automobiles ; tu risques de passer au mieux à côté de ta cible, au pire tu n’auras aucune retombée sur les blogs. Le classement de base pour les blogs, il est publié mensuellement par Wikio. Donc check les blogs qui correspondent à ta catégorie. Et une fois sur ceux-ci, regarde également leur blogrolle s’ils en ont une, ainsi que les autres blogs qu’ils peuvent citer au détour de leurs articles (des « collègues », des sources…). Enfin, en parcourant leur twitter, tu devrais également pouvoir enrichir ta liste de blogueurs (leurs abonnements, ceux qui sont catégorisés dans les mêmes listes qu’eux, ceux avec qui ils parlent…). A chaque nouveau postulant, n’oublie pas d’aller visiter son blog vérifier qu’il parle bien de ta thématique. Puis leur influence, tu pourras t’en faire une idée fonction de leur nombre d’abonnés rss, de followers sur twitter… Si tu souhaite une estimation du nombre de visiteurs sur leur blog, tu peux aller faire un tour du côté du Google doubleclick adplanner qui te donnera pas mal d’estimations sur la fréquentation de ces blogs (UU, PV, temps moyen, mais aussi blogs corrélés pour enrichir encore et toujours plus ta liste…). Je ne sais pas ce que valent ces estimations, mais je pense qu’ils peuvent te donner un bon aperçu global. Puis de toute manière, ce serait bien moche de se contenter du nombre de visiteurs pour mesurer l’influence d’un blog. Reprends donc plutôt tous les autres indicateurs que je t’ai donné, puis pondère tout ceci à ta guise🙂.

Enfin, plus un blog est influent, plus il sera sollicité. Il vaudra donc parfois mieux, fonction de ce que tu as à proposer, contacter 15 blogs moyennement influents plutôt que t’acharner sur le Top 3 Wikio. Puis finalement, si tout ceci te parait compliqué, tu peux toujours faire appel à une agence spécialisée en la matière. L’avantage étant qu’en plus de maitriser parfaitement ces techniques, celles-ci possèdent déjà quelques listings de blogueurs avec qui elles ont sû au cours du temps tisser des liens de confiance. Donc inversement, les blogueurs seront peut-être plus ouverts à ton message🙂.

Pour tout clôturer, je t’ai fait tout à l’heure une brève comparaison des blogs par rapport à Facebook. Logique, vu que j’ai introduit cet article en faisant référence au post fondateur de ce blog : Mesure du ROI sur les réseaux sociaux. Mais si tu étais une entreprise, j’aurais tout aussi pu te proposer une comparaison Blog vs Site Internet institutionnels. Mes arguments auraient alors sensiblement étés les mêmes :

  • Tout d’abord, tu disposerais d’un espace personnel. Sans être aussi familier que sur ce blog, ça te permettrais d’aborder ta clientèle d’un ton plus sympathique que tu ne peux te le permettre sur ton site. Convaincre ou persuader ? Chaque espace a son ambition. Sur un blog, tu es davantage du côté de l’émotion que sur un site institutionnel froid et impersonnel. Puis à force de leur parler sympathiquement, pour peu que tu aies des choses intéressantes à leur dire, tes clients devraient t’apprécier encore plus🙂.
  • Puis surtout, un blog t’offrirait un bien plus grand espace d’expression. Sur un site, tu es obligé de structurer ton information, en rubriques. Sur un blog, tu peux parler de tes intérêts au gré de ta convenance. D’où plutôt que te contenter de lister tes expertises, comme tu le ferais sur un site, tu peux ici te permettre de parler de ta problématique plus largement, en commentant ce qui se passe autour de toi. Quelle meilleure preuve de ton expertise et de ta passion pour ton domaine ? Est-ce que tu penses-tu que tes clients se laisseront convaincre par tes dires formatés ? Ou préféreraient-ils t’entendre parler sincèrement ?
  • Corolairement, ton référencement Google s’élargira. La règle de base de Google, c’est de lui fournir du contenu de valeur si tu souhaites y être référencé… puis si ce que tu dis est intéressant, les autres te référeront, ton pagerank grandira…
  • Enfin, on n’a pas ici de soucis RTW. Au contraire, un blog s’inscrit dans une dimension dynamique, avec des mises-à-jour et la production de nouveaux contenus réguliers. Quoi de mieux pour fidéliser une clientèle que de la faire revenir encore et toujours plus chez toi ? Ce qui est sûr, c’est que ce n’est certainement pas avec un simple site web que tu leur donneras envie de revenir lire et relire le même contenu …

Maintenant, on conclue toute cette partie🙂. Et pour conclure comme il se doit, je vais te présenter une personne bin importante : Michelle Blanc, laquelle on pourrait je pense facilement considérer comme étant LA référence du web social au Québec. D’où ce serait dommage icit d’y passer à côté :s. Elle tient un blog, MichelleBlanc.com, que tu pourras aller parcourir si ça te chante. Sauf que ça fait un peu presque 5 ans qu’elle blogue :s. Son premier article est d’ailleurs assez révélateur, puisqu’elle y invitait déjà ses lecteurs à l’interroger sur les sujets à traiter sur son blog. A l’époque on était en 2005. Pas sûr qu’on y parlait autant de web social qu’aujourd’hui, mais on retrouve déjà là, trace de cette dimension bidirectionnelle pilier du Web 2.0. Bref, il serait donc bin intéressant d’aller voir ce qu’elle a à nous dire🙂.

T’es-tu déjà parti lire son blog ? Si oui tant mieux. Sauf qu’en mars dernier, Michelle Blanc célébrait tout de même son 2000ème billet. Si tu comptes tout lire, à hauteur de 10 billets par jour, ça te porte jusqu’après Noël.

On va donc faire autrement. Tu mets ce blog dans tes favoris, puis on va s’organiser une soirée Tv🙂. Voici le dispositif :

1ère partie : Conférence de Michelle Blanc donnée en décembre dernier et filmée par la TELUQ. Où elle t’y parlera de ses sujets d’intérêts principaux. Tu trouveras sur le blog d’Hugo Frappier un récapitulatif de cette conférence assez bien fait, puisqu’il y relie notamment les sujets évoqués aux principaux articles correspondant sur le blog de Michelle Blanc.

Téléporter Michelle Blanc dans son salon

Petite précision : Tsé qu’icit on est au Québec là ? D’où tu auras parfois besoin de quelques notions d’anglais pour bien comprendre🙂.

2ème partie : On retourne en France (bin oui, d’ici peu il faudra bien😦😦😦 ). Si tu te souviens, on s’ait tout à l’heure mis de côté une vidéo de Loïc Le Meur sur Twitter et le RTW. C’est ici qu’elle prend sa place ; je te la remet pour t’éviter d’avoir à tout scroller🙂.

3ème partie : On continue ? Le truc c’est que je ne sais pas quand on s’organisera une prochaine soirée Tv. D’où je préfère tout te donner maintenant, quitte à ce que tu l’étales sur plusieurs soirées si tu préfères. Notre troisième vidéo est assez récente ; elle date du 14 dernier. Elle fait toujours intervenir Loïc Le Meur, mais qui nous parlera ici de quelques tendances du web. Bon, il y a certains sujets dont on s’est déjà parlé ici en fait. La convergence du web et de la Tv, c’était dans l’article Quand Nico rencontre Larry, la question des KPI sur les réseaux sociaux, on se l’est posé dans l’article fondateur du blog, Mesure du ROI sur les réseaux sociaux, la décentralisation du web, c’est le sujet même de ce présent article ; puis la montée en puissance du mobile, on s’y est intéressé dans l’article Broum Broum Tiin Tin Tiiiin ! Ou la Guerre des Maps. Mais c’est toujours intéressant d’écouter comment d’autres gens perçoivent les choses ; et pour le coup s’agissant de Loïc Le Meur, on ne va pas s’en priver :

Et maintenant, on transite justement vers Twitter. Si tu n’as pas regardé la vidéo, bin c’est dommage car Loïc en faisait une très bonne présentation. L’idée n’est pas de répéter ce qu’il dit, mais essayons d’aborder la chose d’un autre angle. Lui s’intéresse aux usages marketing de Twitter, complétons cette analyse en nous penchant du côté de ses enjeux, et notamment du Real Time Web. Entre temps, je suis toutefois rentré en France. Entre le départ Québécois, la chasse aux souvenirs, l’arrivée ici, le changement de ma mémoire RAM, le rétablissement du wifi, puis une petite semaine de vacances, il s’est presque passé un mois entre le début de cet article et la fin. Je tiens à le préciser, sinon on ne va plus comprendre le contexte. Bref, le RTW, c’est parti🙂.

Twitter, pour le recontextualiser, est un outil qui a beaucoup fait parler de lui à ses débuts. Fort taux de croissance, des personnalités s’inscrivant au service, puis pour la petite histoire, un service qui s’est longtemps vanté de n’avoir de business model. Peu importe, l’essentiel étant qu’il produise de la valeur, chose qu’il fait en recueillant les messages de millions d’anonymes. Jusque-là rien de bien folichon. Raconter sa petite vie sur le web on le faisait bien avant Twitter ou même Facebook ; par exemple en mettant constamment à jour son message perso Messenger. Mais là où c’est devenu intéressant, c’est lorsque ses utilisateurs ont modifié son usage pour en faire un outil de veille. Passant ainsi du «What are you doing?», sa fonction initiale, au «What is happening?» (source : Slate.fr : Pourquoi les médias français découvrent Twitter avec trois ans de retard). Raconter ce qui se passe ; diffuser de l’information à des gens partageant le même champ d’intérêt que soi… C’est cet usage qu’on retient finalement de Twitter ; défrayant alors la chronique à chaque fait médiatique comme étant un outil super rapide de diffusion. Mais ce n’est pas ça qui nous intéresse ici.

Le point fort de cet usage, c’est de créer bien plus de valeur. C’est là qu’on est assez différent de Facebook. Savoir ce que tu manges ou à quelle heure tu te couches, ça reste d’un intérêt assez limité :s. Mais diffuser de l’information pertinente susceptible d’intéresser des gens, bin ça c’est cool < :o, car bien plus monétisable. Pour preuve, Bing et Google intègrent désormais Twitter à leurs résultats de recherche. Sauf que masse d’information pertinente, c’est bien, mais si on veut que cette information ait de la valeur, il nécessite de pouvoir l’exploiter.

C’est là que ça se complique ; et qu’on va devoir faire un tour vers Techcrunch pour comprendre en quoi ce Real Time Search (recherche en temps réel), n’est pas si évidente. Deux très bons articles, que je te recommande vivement car se posent d’intéressantes questions sur quelle attitude adopter face à cette avalanche d’information: The Real Time Search Dilemma: Consciousness Versus Memory et Live Web, Real Time . . . Call It What You Will, It’s Gonna Take A While To Get It. Voici ce qu’on en retiendra ici. Google, il construit la pertinence de son information dans le temps. On le sait, plus ta page sera linkée en référence, plus ça signifie pour Google que ce que tu dis est intéressant. Sauf qu’en RTW, bin on n’a pas le temps. Parce que la pertinence de l’information dépend justement de sa fraîcheur (c’est le principe du RTW). D’où celle-ci, on devra la construire autrement. Fonction de l’autorité de la personne qui twitte (un peu comme Google qui doit bien se fier aussi au site auquel appartient ta page) ; et du nombre de personnes qui te retwittent ou parlent de la même chose que toi. Le retwittage, ce n’est pas compliqué à comptabiliser ; mais pour le reste, ça l’est :s. Car apparaissent nos problèmes de sémantique.

Le Web sémantique. Lui aussi prétendant au titre du Web 3.0, faisons-y un petit détour car c’est bin intéressant cette histoire-là🙂. Son objet : tenter de décrypter et de capter le sens de ce que tu écris. Analogiquement on pourrait dire que c’est comme décrire une image, sauf qu’ici il s’agit de textes auxquels on s’intéresse. Loin de se limiter à de simples listes de synonymes ou variantes d’appellation (ex : MJ pour Michael Jackson), il s’agit plutôt ici d’essayer d’en cerner le contexte. Pour se faire, on établit une classification de sujets, au travers laquelle on établit des liens. Ce qu’on appelle une ontologie. Je ne vais pas trop m’épancher plus en détail ; je suis assez limité sur le sujet :s. Mais c’est ce qui rend l’Open Graph de Facebook drôlement intéressant. Fleurir le web de bouton « j’aime » pour mieux capter tes goûts et intérêts, ça reste limité. Ca permettrait à Facebook de mieux te connaitre et ainsi de mieux cibler ses publicités, mais depuis le temps où il nous promet ses publicités contextualisées… Non, en fait le grand intérêt de ce graph, c’est d’essayer de classifier le web en mettant à disposition des développeurs des balises dédiées à la description de leur contenu. Si une de tes pages parle de musique, bin tu le précise dans ta balise. Ca parait drôlement simple, mais le web sémantique ça fait pas mal d’années déjà que des chercheurs travaillent dessus… Et c’est loin d’être gagné.

Revenons maintenant sur Twitter, et on conclue🙂. Il me resterait à te parler en quoi Twitter est indispensable dans ta présence web. Je pensais t’en parler ici, mais j’ai commencé à regarder une vidéo qui aborde cette problématique d’un angle bien intéressant. Je prends le temps de finir de la regarder, puis je te la présenterai. On se contentera juste finalement ici de dire que le Twitter, bin c’est un peu comme ta machine à café en entreprise : là où on se tient au courant d’un peu tout🙂.

Pour conclure vite fait : je t’ai parlé de Facebook, Twitter et des blogs. Gardons en tête qu’il existe bien d’autres plateformes sociales. Fonction de tes besoins, elles pourront parfois mieux convenir. Exemple typique, si tu es en B2B, Linkedin, Viadeo ? Facebook n’est pas une fin en soit. Juste une plateforme où il y a plein de monde.

Porte toi bien,

++

Reprise du blog…

3 août 2010 § Poster un commentaire

Ah y est, me voilà de retour.

Québec, c’est maintenant bel et bien fini😦 ; une page se tourne.

Pour t’en donner un bref aperçu, j’ai fait un vidéomontage de ces quelques dernières semaines. Vidéos prises avec mon téléphone portable, la qualité des images laisse à désirer, puis le son zigzague un peu… Mais dans l’ensemble, c’est plutôt joli je trouve…

Bon visionnage😉,

Standby…

28 juin 2010 § Poster un commentaire

Ce blog est momentanément au repos, mais devrait poursuivre son p’tit bonhomme de chemin d’ici peu de temps… Le temps pour moi de dire au revoir au Quebec😦, puis accessoirement de remplacer cette maudite ram (duree moyenne d’une session avant plantage, +/- 5 min avec mon acer apire 5720)…

A bientôt…

Comment optimiser son taux de transfo ?

19 juin 2010 § 1 commentaire

Un des sacerdoces du web, c’est de te faire cliquer😦. Tout simplement parce que sur la toile, c’est en cliquant que tu navigues. Typiquement, c’est comme lorsque tu magasines dans les galeries commerciales. On s’attachera à essayer de te faire entrer dans la boutique, puis à te présenter l’article qui te fera fléchir, avant que tu ne décides de rebrousser chemin. Une fois devant l’article en question, on fera alors en sorte que tu ailles jusqu’au bout de ton acquisition. Donc que tu prennes l’article en main, puis que tu ne le reposes sur le présentoir en cours de route :s. Sur le web, c’est à peu près pareil. Le défi ici se divise grossièrement en deux : te faire entrer, puis te faire aller jusqu’au bout du tunnel de conversion. Le comment te faire entrer, ça se fait à coup d’emails, de bannières, d’échanges de liens, d’achats de mots-clés, de référencement…  Analogiquement, quand tu te trouves sur le pallier du magasin. Tu vas-tu rentrer à la vue de la vitrine, de l’impression que tu te fais de l’intérieur ? Tel est le défi…  Autant de méthodes qui demandent toutes des compétences particulières, et qui feront peut-être l’objet de posts ultérieurs.

Ce dont je souhaite te parler ici, c’est de ta landing page, ta « page d’atterrissage». La page sur laquelle tes visiteurs arrivent quand tu parviens à les faire venir. Pour revenir à notre magasinage, ça correspondrait à quand tu te trouves devant l’article qui est susceptible de t’intéresser. Quel va être ton comportement ? Vas-tu cliquer ? En tout cas, tout le monde croise les doigts pour…

Exemple de landing page :

Ces landing page, on cherchera alors à les optimiser. Faire en sorte qu’une plus grande part de visiteurs fasse le choix de cliquer sur le Call To Action (le bouton). En pierre de touche, on utilisera pour indicateur le taux de clic de la page (nombre de clics enregistrés rapporté au volume de visites sur la page). Pourcentage communément appelé CTR (Click Through Rate).

Ce taux de clic s’inscrit dans une logique plus globale. En effet, pour peu qu’il nous intéresse de te faire venir sur notre page, on s’attend surtout de toi qu’en retour tu effectues un achat, t’enregistres sur le site, télécharges ce qu’on a à t’offrir… On ne te fait pas non plus venir pour rien sur le site ; il y a toujours une finalité. D’où, on s’intéressera dans cette optique à notre taux de transfo (pour transformation) : la part d’utilisateurs qui arrivent et qui vont jusqu’au bout du processus d’acquisition. Dans la lignée de nos indicateurs, on mesure parfois également le taux de transfo post-clic, correspondant à la part de visiteur qui une fois cliqué sur le CTA vont jusqu’à la transformation finale (=acquisition).

Où nous conduisent tous ces indicateurs ? Te faire venir coûte de l’argent😦. D’où comme notre logique d’entreprise est principalement conduite par l’optimisation de notre ROI (Return On Investment), on cherchera ici à améliorer notre taux de transfo, ou son équivalent financier : le CPA (Cost per Acquisition). Ce qui revient au même, et que tu peux également appeler si ça te chantes Coût à la transformation, Coût au téléchargement, Cost per download…

Maintenant, on synthétise tout ceci :

transfo-ctr-cpa

Quelques points remarquables sur ce schéma (outre sa grâce aux couleurs de ce blog) :

Pour commencer, comme je te le disais précédemment, le CTR et le taux de transfo post-clics ne sont que des taux intermédiaires faisant partie intégrante de notre processus d’acquisition. Mathématiquement, tu retrouves donc ton taux de transfo en multipliant ces deux dits-taux intermédiaires…

Ensuite, tu t’interroges peut-être que sont-ce ces CPC et CTR bannières ? Le CPC, pour Cost per Clic, est un mode de facturation où l’annonceur payera chaque fois que tu cliqueras sur une de ses bannières publicitaires, ou des mots-clés qu’il a acheté aux enchères dans le cadre d’un moteur de recherche. De ce mode de facturation, on ne se préoccupe donc finalement que peu du taux de clic de ces bannières/mots-clés. Bon en fait on s’y intéresse quand même un peu. J’ouvre une parenthèse, mais si personne ne clique, tu n’enregistreras aucun visiteur. Tu seras alors tenté d’augmenter l’enchère de tes mots-clés, ce qui te sera dommageable, puis le diffuseur de ton annonce risque fort de ne pas te porter dans son cœur😦. Dans son algorithme qui régit l’affichage des publicités Adwords, Google prend notamment en considération le taux de clic que tu obtiens sur tes mots-clés ; de même qu’il n’oubliera pas l’historique de tes campagnes précédentes. Donc si tu pollues ses encarts publicitaires d’annonces qui ne cliquent pas ; ne comptes pas sur lui pour les diffuser🙂.

Mais tout ceci ne rentre pas dans notre processus d’optimisation. Là où on s’intéressera davantage à ce CTR bannières, c’est lorsque tu payes à l’impression (CPI : Cost Per Impression) ; c’est à dire chaque fois que tes bannières s’affichent sur une page. Pour le coup, tu as tout intérêt à ce que tes publicités cliquent, car tu payeras quoiqu’il se passe. Maintenant si tu souhaitais faire une campagne e-mail, je t’aurais parlé d’autres taux. Mais comme je t’ai promis en tout début qu’on omettrait tout ceci dans cet article, on va s’arrêter là.

Corolons le tout🙂. Ton CPC et CTR bannière, tu peux finalement les considérer en tant qu’indicateurs intermédiaires (le CPC est en réalité une variable, mais prenons-le ici comme indicateur). D’où tu pourras faire remonter ton taux de transfo jusqu’aux mots-clés achetés, ou aux bannières affichées🙂. Si on reprend notre équation, tu rajoute donc un autre multiplicateur.

En quoi est-ce intéressant ? Typiquement, il y a deux cadres de figure dans lesquels interviennent nos CTR et taux de transfo. Soit tu t’intéresses à savoir si ton processus d’acquisition performe, auquel cas on se situerait en mode « statique » (tu prends chaque indicateur indépendamment, puis tu essayes de le maximiser) ; soit tu envisages d’effectuer une campagne d’acquisition (bannières ou mots-clés). C’est dans ce second cas qu’il te faudra, si tu souhaites optimiser ta campagne, être en mesure de distinguer ta transfo fonction de tes points d’entrée. Comptabiliser combien de visiteurs transforment selon d’où ils arrivent, afin d’écarter lesdits points d’entrée qui performent moins bien que les autres. Jusque-là tu pourrais te dire que c’est inutile, puisque tu maitrises déjà le CPC et le CTR bannières. Sauf que non. Fonction d’où ils arrivent, le taux de clic obtenu sur le CTA de ta landing page différera. Parce que tes mots-clés ne sont pas tous aussi pertinents, parce que le message véhiculé par tes bannières diffère fonction du format…  D’où on accompagnera toujours nos campagnes d’un budget de tracking dédié pour mesurer tout ça. Malheureusement ça coûte cher (tu paies à chaque clic sur une bannière ou un mot-clé) ; ce qui explique pourquoi on ne peut se permettre de laisser tourner ces campagnes en permanence. Dans tous les cas il est intéressant de s’intéresser à ses portes d’entrée. Mais il faudra savoir se contenter de campagnes ponctuelles pour relier ces-dits points d’entrée à la transfo🙂. Sur le plan technique ce n’est guère compliqué. Tu as juste à placer des tags (étiquettes) aux endroits voulus : dans le lien de ta bannière ou de ton mot-clé, sur le CTA de ta landing page, puis sur ta page de confirmation.

Finalement tu te demandes pourquoi on n’a pas autant d’indicateurs financiers que de pourcentages ? Tout simplement parce que ça ne servirait à rien. Ton taux de transfo post-clic, on le considère en fait au global (c’est pour ça que j’ai fait une flèche bleue, alors que pour le CTR j’ai mis du vert, comme pour le CPC et le CTR bannières :)). Prenant pour hypothèse qu’il sera sensiblement identique quelque soit le point d’entrée de ton visiteur. D’où il est totalement indépendant de tes variables d’entrée budgétaires. S’agissant d’une constante, notre CPA nous indique donc les mêmes tendances que ne le ferait un CPC landing page. Puis ça nous permet d’éviter toute confusion lorsqu’on parle de CPC🙂.

Maintenant qu’on est bien dans le contexte, comment optimiser notre taux de clic. Notre questionnement initial🙂. Pour que ce soit bien clair, tu peux mesurer ce taux même hors-campagne. C’est le fait de relier ton point d’entrée à la transfo qui coûte cher. Mais placer un tag pour comptabiliser le nombre de clics sur un CTA ne coûte rien. Pas plus que comptabiliser son volume de visiteurs. Tant que j’y suis, je vais te faire un bref topo sur comment fonctionne le tracking. Ca n’a rien de magique🙂. Lorsque tu ouvres une page, tu fais appel à un serveur qui te renvoie le contenu à afficher (le code html, le css, les images…). Bin en même temps, si ta page est pourvue d’un tag de tracking, tu demandes à afficher sur ta page un pixel transparent. Comme ça ça ne parait pas vraiment pertinent (1px * 1px c’est tout petit, puis transparent…), sauf que pour charger ce pixel, tu fais appel à un autre serveur, dédié à cet effet. Il n’y a alors plus qu’à comptabiliser le nombre de requête (hit) qu’a reçu ce serveur, puis en fonction des paramètres contenus dans le tag, on arrive à distinguer quelle page ou bouton a effectué cette requête. C’est un peu simplifié dit comme ça, mais ça reste à peu près fidèle au fonctionnement. Dans le fond, la seule chose qu’on sait faire sur internet, c’est envoyer des requêtes à des serveurs🙂. Je rajouterais juste pour être complet qu’on installe en même temps sur ton pc un cookie, afin de savoir comment te comptabiliser si tu reviens (un nouvel utilisateur, ou un ancien). Comme ça en fin de mois, ça nous permet de distinguer le nombre de visiteurs du nombre de visiteurs uniques (le nombre de personnes réelles qui sont venues). Pour le tracking de campagnes, c’est globalement la même chose. La seule différence est qu’on y passe des paramètres supplémentaires. Dans l’url, ou dans un cookie. Puis fonction de ces paramètres, le serveur auquel tu fais appel te comptabilisera différemment.

Bon, on se l’optimise ce taux de clic🙂 ?

Bin malheureusement, il n’existe pas de recette miracle😦. Ni de guides des 15 règles à suivre qui tripleraient, quadrupleraient, quintupleraient, sextupleraient, octupleraient, nonupleraient ou bien même décupleraient ce CTR 😦. Ce qui met donc fin à ce post😦.

Bon en fait on va quand même continuer🙂. Il y en a bien qui arrive à l’optimiser ce taux de clic. Donc comment font-ils ?

Déjà, ils font preuve de bons sens. Pour être cliqué, ton CTA doit être bien visible et attirer l’attention. On écarte donc toute pollution visuelle de ta page, on s’assure de placer le bouton au-dessus de la ligne de flottaison, puis on s’essaie à le faire ressortir du mieux qu’on peut. En tranchant au niveau des couleurs, en le faisant bien gros… Selon le contexte, on pourra même aller parfois jusqu’à le faire vibrer ou clipoter (clignoter dans tous les sens).

Notre bon sens ayant ses limites, on va alors le coupler à des « tests A/B ». Un test A/B, c’est tout simple. Tu fais deux, trois, ou autant que tu veux, variantes de la page que tu souhaites optimiser, puis tu rediriges aléatoirement tes visiteurs vers une de ces pages. Une fois un volume suffisant atteint, tu regardes  celle qui a le mieux performé.

Le problème se pose alors lorsque tu souhaites porter plusieurs optimisations en même temps, et que tu aimerais bien connaitre l’impact de chacune de ces modifications, et non du tout comme ne le permet seulement le test A/B. Dans ce cas deux possibilités :

  • Soit tu y vas par tâtonnement : tu te restreins à une optimisation puis tu réitères tes tests indépendamment les uns des autres jusqu’à ce que tu finisses ta liste de variables.
  • Soit tu fais un test multi-variés : tu croises tes variables puis tu proposes toutes les combinaisons possibles à tes visiteurs

La seconde méthode a l’avantage d’être plus rapide, et plus rigoureuse puisque prend en compte les effets de dépendance possibles entre les variables ; mais à la différence de la première solution nécessite bien plus de pages à tester. Le tâtonnement serait donc je pense bien souvent préférable.

TOUTEFOIS, ne te contente surtout pas de penser que hop, A>B donc A est mieux que B. Comme dans toutes statistiques, il y a une marge d’erreur. Donc si tu ne veux pas aboutir à des conclusions faussées, ou relevant de ta seule imagination, effectue au préalable un test khi2. Comme je n’ai pas envie de te perdre, et que cet article commence à être bien long, on va juste se contenter ici de se dire que pour être valable, ton test doit présenter une différence significative dans ses résultats. Par exemple, si ta page A a enregistré 1000 visiteurs et 200 clics, et ta page B 1200 visiteurs et 250 clics, tu obtiens respectivement un CTR de 20,83% et 20%. Soit tu es borné et tu maintiens que ta page A est donc bien meilleure que ta page B ; soit tu es lucide et tu reconnais que les résultats obtenus ne permettent d’aboutir à une conclusion. Si tu avais obtenu 300 clics sur ta page B, tu aurais alors eu un CTR de 25% (vs 20%). Tes résultats auraient étés acceptables. Comment effectuer ce test khi2 ? Soit tu sors ta calculatrice, puis bon courage, soit tu te rends sur le site Usereffect.com , trouvé via Promopti.com, et il te dira directement si ton test est recevable à un indice de confiance de 95% (Si tu souhaites en savoir plus sur ce test khi2, le site susmentionné t’indique un lien qui explique plutôt bien avec un exemple d’animaux traités et non-traités de ce qu’il en est).

Enfin, si tu cherches un bon outil pour réaliser ces tests A/B ou muti-variés, tu peux aller voir du côté du Google Optimiseur de sites.

Maintenant, place à la pratique. Pour illustrer tout ce que je viens de te dire, regardons ensemble quelques tests A/B qui ont été effectués.

Les premiers résultats nous viennent de Proimpact 7 (via le blog Oseox).

Commençons facile : De ces boutons, lesquels enregistrent le plus fort CTR ?

Réponse : Ceux de droite, avec respectivement +230%, +72% et +44%.

Explication : Wording bien plus explicite (ça parait évident, mais on aurait également facilement tendance à se vouloir se contenter d’un simple « continue » ou « clique ici » :)).

Bon on va durcir un peu :

Deux types de boutons, avec ou sans chevrons. Lesquels cliquent le mieux ?

Réponse : les boutons à chevrons, avec respectivement un gain de 23% et 58% o0’.

Explication : le visiteur aurait moins à réfléchir face à sa page ; puis, à mes yeux,  le chevron induirait une dynamique sur le bouton.

On continue ?

Bouton à gauche, bouton à droite (vu sur le blog e-commerce de François Ziserman) ?

Réponse : +16,7% pour le bouton à gauche🙂.

Explication : la zone de gauche serait plus chaude que celle de froide (cf. toutes les études en eye tracking). Pourtant qui de nous n’a jamais vu de sites au CTA dans la partie de droite🙂 ? Puisqu’on réserve bien souvent la partie de gauche au menu. Normale, elle est chaude🙂. Sauf que notre objectif sur une landing page n’est justement pas de promener le visiteur, mais qu’il clique sur le bouton🙂.

Avant-dernier test :

Photo ou illustration (vu sur Carsonified , via le blog Ramenos) ?

Réponse : Les photos enregistrent un gain respectivement de +95% pour nos peintres et +48% pour Jason🙂.

Explication : Les photos rendraient la page plus sympathique en y rajoutant de l’émotion.

Et le dernier (attention, il y a un piège), via Whichtestwon.

Avec ou sans photo, quelle page performe le mieux ?

Réponse : la page sans photo, avec un gain de 13,4%.

Explication envisagée : ce site s’adresse à des professionnels, sensibles à l’aspect marketeux qu’introduit la photo qui les rebute.

Bon on va s’arrêter par là, mais le site Whichtestwon en recense plein d’autres, qui sont toujours intéressant à lire pour essayer de comprendre le comportement de l’internaute. Sur des problèmes d’illustration, de wording…

Je compléterai finalement par les deux recommandations suivantes :

  • Une liste en bullet point tendrait à mieux mettre en évidence les avantages d’un produit.
  • Un bouton sensible au mouse hover (changement de couleur, léger frémissement…) par son interactivité viserait également à accroitre son CTR🙂.

En bref,

1/ Sur le web, tout ce tracke. Et c’est ça qui est kiffant ^^.

2/ Trop de bon sens rime avec superstition. Les outils et méthodes d’analyse existent, sachons en faire usage lorsqu’il le faut.

3/ Testons, testons, testons…

4/ Si tu doutes encore de l’utilité des tests, Proimpact 7 propose de te rembourser s’ils ne parviennent à optimiser tes résultats. Bon argument marketing, qui tend plutôt à crédibiliser ces pratiques🙂.

5/ Ce post ne se limite pas aux landing pages. Il vaut également pour toute page web, pour tout tunnel d’acquisition…

Pour ton tunnel d’acquisition, tu pourras si tu le souhaites y placer des points de passage. Afin de le saucissonner davantage, et ainsi d’en réduire sa complexité. Ce qui te guidera sur quels points porter ton attention.

Avant d’optimiser ton site dans tous les sens, tu peux également le prétester avec Navflow (toujours vu sur le blog Ramenos ), dont voici un exemple. Le principe, faciliter les tests utilisateurs. Garde juste en tête que comme tous tests utilisateurs, il y a un léger biais (visiteur actif en mode test, alors qu’il ne le sera pas toujours sur internet) qui pourrait tendre à majorer tes résultats, mais ça pourra déjà t’être une bonne base🙂.

6/ A l’issue des optimisations sus-évoquées, voici la landing page de Google Chrome telle qu’elle pourrait être testée🙂.

Google-chrome-landing-page-boutin

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M’en irais bien chercher leur trésor moi…

15 juin 2010 § Poster un commentaire

Ca sent l’été en ce moment. Qu’est-ce qui me fait dire cela ? Déjà j’ai l’impression que les tempêtes de neige se sont calmées ces derniers temps. Puis la saison des chasses au trésor est ouverte🙂.

Celle dont je vais te parler est organisée par la marque de whisky Canadian Club et nous est rapportée via le blog Sowine.

L’histoire commence en 1967. En quête de communication originale, les marketeux du Canadian Club ont alors l’idée d’abandonner 8 caisses de whisky au travers le monde. Rebelote en 1976 avec 6 autres caisses, puis ainsi de suite…  A date, 22 caisses ont été cachées, dont 6 n’ont encore à ce jour jamais été retrouvées, dans des endroits aussi divers que variés que la Vallée de la mort (Californie), la grande barrière de corail, le Loch Ness, New-York (sur le toit d’un building)…

Mappemonde des caisses dispatchées au travers le monde :

2010, on recache 3 autres nouvelles caisses. Sauf que, depuis  les publicités de l’époque imprimées dans les journaux, de l’eau (ou du whisky je n’en sais trop rien) a bien coulé sous les ponts. Entre temps, un projet militaire a vu le jour : l’Arpanet (1969), « réseau de transmission de paquet », qui par la suite fut rendu public, principalement à l’usage des chercheurs universitaires (1980) ; puis pom pom pom (Wikipédia), on en vient au « World Wide Web » avec le premier « butineur », ou navigateur web, en 1993. C’est un peu raccourci comme ça, mais tout ceci serait l’objet d’un article bien plus complet.

Exemple de publicité d’époque :

Le site World Wide Web pour soutenir cette chasse au trésor, le voici : hideacase.com.

On y trouve divers éléments, dont plein de renseignements sur l’historique de la campagne que je viens de te résumer, et surtout le jeu concours🙂. Celui-ci s’organise en 3 « rondes ».

Dans la première, ouverte à tous, tu es invité après avoir renseigné ton profil à participer à diverses activités intellectuelles. Du genre retrouver 10 objets dans une image… Où ce n’est pas évident, c’est que tu n’as le droit qu’à un seul essai à chaque épreuve. Mais comme j’étais en forme ce soir-là, j’ai brillamment relevé les 4 premiers défis🙂. A chaque activité, si tu réussis, on te délivre 10 points et un indice. En tout il y aura 6 activités. Puis à la fin de celles-ci, si tu déchiffres l’énigme, tu gagnes 20 points supplémentaires. Au final, il suffira d’avoir 50 point pour passer à la seconde ronde. A date, il semble que toutes les énigmes aient un rapport avec l’Angleterre (ou alors je suis totalement à côté de la plaque… en même temps elles ne sont pas simples leurs énigmes non plus :s… par ex : « Vous cherchez un personnage. Si Ara avait deux parents hispaniques, il aurait causé un chaos ici. Ce n’est pas le cas aux Bermudes. »… D’où je dirais St Georges, mais je n’en suis pas vraiment sûr :s…)

Mon profil :):

Exemple d’épreuves de la première ronde :

La deuxième phase sera participative. On te demandera d’illustrer en vidéo en quoi tu constitues l’aventurier idéal qui mériterait de partir à la recherche de la fameuse caisse. Puis on vote ; et enfin si tu es sélectionné, tu gagnes 12 000 $ et tu es retenu pour partir à l’aventure.

C’est la ronde 3. 8 participants (4 Américains et 4 Canadiens) partiront en avril prochain à la recherche de cette caisse, avec à la clé 100 000 $ à gagner. Au programme : « des défis physiques et mentaux [dont] certaines tâches potentiellement ardues». Et pour finir ici les réjouissances : « les activités de la Troisième étape du Concours peuvent entraîner des risques et des dangers, et la participation à la Troisième étape du Concours peut exposer les finalistes notamment au décès, à subir des blessures sérieuses, à être malade, à subir des dommages à leurs biens… »

Présentation des trois rondes :

Avec le légal, ça ne plaisante pas🙂. Mais sinon ça a l’air bien sympathique tout ça.

En quoi je trouve ce dispositif intéressant ?

Déjà une campagne qui perdure depuis 53 ans, ça en jette quand même pas mal🙂. Canadian Club a pris le pari en 1967 de nous faire voyager au travers des endroits insolites ; elle maintient jusqu’à aujourd’hui son engagement, qui pour le coup commence à être bien ancré grâce à cette dimension historique qu’ils ont su parfaitement bien retransmettre au travers leur site (archive des publicités d’époque…). Et ce, au travers une thématique bin ludique et intéressante : une chasse au trésor🙂.

La page Archives des publicités d’époque :

J’aime par ailleurs bien leur parti-pris d’échelonner cette campagne en 3 étapes. Demander aux participants de générer des vidéos, ce n’est pas toujours évident. Et des concours demandant de te vendre en vidéo, on en a déjà vu passer quelques-uns ces derniers temps (meilleur job…). Or ici, chacun se retrouve libre de s’engager dans le processus à la hauteur de ses ambitions. Et en commençant par de simples épreuves, on tend à s’impliquer petit-à-petit. En bref, on y va doucement mais sûrement. Sachant que l’investissement demandé au participant en début de concours reste très abordable🙂.

Enfin, échelonner cette même opération sur 1 an au travers les 3 rondes peut permettre de générer plus de bruits autour de ce concours ; et pour le coup donne plus d’ampleur à cette quête au trésor.

En bref,

1/ Ni plus ni moins, Canadian Club propose à tout un chacun de participer à sa chasse au trésor qui aura lieu au travers le monde, grâce à son processus de sélection bien pensé qui permet d’engager tout le monde autour de cette dite-quête.

2/ Une sélection par étape, qui rend le processus beaucoup plus abordable qu’en demandant directement de poster une vidéo.

3/ Je donnerai aucune indication sur comment j’ai trouvé St Georges🙂.

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Wikio : comment promouvoir son nouveau service e-marchand ?

11 juin 2010 § 1 commentaire

Wikio était jusque-là connu pour son portail blogosphérique et son fameux « classement », tant convoité tel un St Graal 2.0. Il s’est depuis peu lancé dans un nouveau métier : comparateur de prix sur Internet. Pour nous l’annoncer, il a produit une petite vidéo assez fun retraçant l’histoire du commerce, du néolithique à aujourd’hui (dont l’aboutissement est bien évidemment Wikio Shopping :)) ; trouvée via le blog Nouveau-marketing.

Je la trouve assez réussie🙂. J’aime bien leur ton décalé, qui nous change des réclames intempestives rabâchant désespérément le même message en boucle en vue de nous le faire assimiler… Pour le coup, Wikio bénéficie déjà d’une assez bonne notoriété sur le web, et associer son nom à l’e-commerce suffit bien à véhiculer l’annonce de son nouveau service.

J’ai donc tout bonnement été voir de quoi il recourait avec ce Wikio Shopping :

Une page d’accueil assez sobre, proposant directement les catégories de shopping et une barre de recherche. On notera qu’il n’y a pas d’encarts « les top meilleurs offres du moment qu’il faut vraiment à tout prix ne pas passer à côté », ce qui rend la page plutôt sympathique. Je me suis donc prêté aux deux parcours utilisateurs classiques :

1/ je sais exactement ce que je veux

2/ je ne sais pas exactement ce que je veux.

On commence alors par la barre de recherche, qui nous mène en toute logique aux résultats. J’en profite pour te présenter la page produit : Résumé, tests, avis, prix. Bref, l’essentiel. Et quand on me dit que l’Acer Aspire 5720 est calamiteux car plante constamment, je confirme que ses sources ont l’air d’être fiables🙂. Le deuxième commentaire a l’air plus optimiste ; il nous vient de Ciao (le moteur de shopping de Microsoft).

Page de résultat :

Page produit :

Maintenant naviguons au travers les catégories :

On remarquera au passage le cross-sell avec des articles de blogs, qui peuvent toujours être intéressants (comment bien choisir une mémoire ram…)

Puis on arrive aux pages de résultat. Classement par popularité, prix ou nom, et plusieurs filtres (marque, processeur, ram…) puis, assez étonnamment par système d’exploitation. Je suppose que c’est davantage pour les notebooks qu’il est présent, mais ça fait quand même plaisir à voir.

Quelques soucis au niveau des prix qui remontent (le Samsung N150 n’existe pas à 98€, ni le HP G5000 à 70€, qui renvoie vers un Haut-Parleur de guitare) puis des PC qui ne sont vendus nul part (j’ai peut-être été trop optimiste avec mon pc linux…) et pour lesquels du coup la publicité Google pourrait être un peu trop bien imbriquée dans la page… (à ma connaissance, c’est même interdit de les inclure de la sorte… :().

Mis à part ces quelques détails, qu’on peut mettre sur le compte de leur jeunesse je pense, il m’a l’air plutôt bien ce moteur de shopping🙂.

En bref,

1/ Une vidéo bin sympathique.

2/ Un nouveau service assez classique, mais qui est assez complet dans l’agrégation qu’il peut faire de l’information autour du produit (avis clients sur les autres sites…).

3/ Sans nul doute, une nouvelle source de revenus durables pour Wikio (plus juteux que du Search sur le web ? A ma connaissance y’a pas :)).

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